Les conséquences visibles du capitalisme de surveillance

Les conséquences visibles du capitalisme de surveillance. Les réseaux sociaux , une véritable drogue, WALAHI ! I Swear to God 🙂

Le capitalisme de surveillance se nourrit de nos addictions pour construire une nouvelle forme de collectivisme.

La Chine est le premier laboratoire d’expérimentation pour un système de surveillance à l’échelle d’une nation. En effet, Alibaba a développé un programme de crédit, qui propose un système de notation du crédit social d’un citoyen. L’algorithme derrière ce programme utilise les données d’Alibaba pour noter et classer la réputation des citoyens.

Les facteurs utilisés sont variés :
– le niveau du diplôme obtenu ;
– la consommation de produits de marques chinoises ;
– les notes sociales des personnes et de leur entourage sur les réseaux sociaux.


Par conséquent, si vous avez une bonne note vous obtiendrez de nombreux avantages, exemple, le fait de pouvoir louer une caution, d’obtenir de bons crédits ou de pouvoir inscrire vos enfants dans l’école de votre choix. Une mauvaise note empêche l’accession aux logements ou l’obtention de visa.

Cette situation particulière en Chine présent un futur envisageable pour le capitalisme de surveillance lorsqu’il s’associe à un Etat.
Pour mesurer l’impact d’un tel modelé, il est également intéressant d’étudier les effets du capitalisme de surveillance sur des personnes ayant grandi au sein de ses pratiques.
La génération Z, constituée des personnes nées après 1996, a grandi avec les réseaux sociaux. Elle ne possède pas de souvenir de la période précédant l’établissement du capitalisme de surveillance.
Une étude de 2018 rapporte que 95% de la génération Z utilisent un smartphone. De plus, 45% d’entre eux s’accordent à dire qu’ils sont connectés presque tout le temps.

Cette utilisation frénétique des réseaux Sociaux témoigne d’une profonde addiction.

Par exemple, une expérience réalisée sur des étudiants privés d’internet a souligné le rapport fusionnel entre la génération Z et la pratique des réseaux sociaux.
Sans accès au Web, les participants ont souffert d’une grande anxiété. A la suite du test, les étudiants ont indiqué avoir ressenti un sentiment de vide et de solitude intolérable. L’expérience n’a pourtant duré que 24 heures.
En résumé, le capitalisme de surveillance se nourrit de nos addictions (drogue) pour construire une nouvelle forme de collectivisme. Un collectivisme de marché ou la prédictibilité des comportements et les instruments de surveillance assurent l’ordre social et la maximisation des bénéfices.

« Le capitalisme de surveillance exerce un pouvoir
toujours plus grand sur le monde. Il a progressé en masquant ses intentions et est longtemps resté dans l’ombre. Ses pratiques odieuses, même lorsqu’elles sont révélées, ont prospéré et sont entrées dans le quotidien de chacun  » indique Shoshana zuboff.

Le capitalisme de surveillance ne s’intéresse pas à vous, il souhaite construire une humanité connectée, agissant selon des modèles prédéfinis. Son vœu est de rapprocher le comportement humain à celui d’une machine, un comportement prévisible et fiable qui offrira les meilleures perspectives de revenus.

Face au cynisme du capitalisme et à son indifférence pour la nature humaine, il faut que l’opinion publique dénonce ces pratiques et milite pour la protection des données^, conseil Shoshana zuboff dans son livre « The AGE OF SURVEILLANCE CAPITALISM »

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